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C’est parce que mon métier de vigneron est incroyablement beau et terriblement vaste, et c’est parce que j’ai besoin de vous le montrer et de remercier toutes les personnes qui me soutiennent, que je suis heureux de vous en faire découvrir un volet à travers cette séquence « Les levures du succès d’un bon vin ».

 

Ces millions de combinaisons qui se font et se défont pour bâtir la matrice du vin que je produis.

Après déjà 20 belles années de « Vigneron Heureux », l’un de mes plus grands regrets est de ne pas avoir fait de plus longues études. Non pas que j’adorais l’école – Même si, je dois l’avouer, j’y ai passé de bien bons moments – Mais aujourd’hui je sais qu’une vie incroyable existe dans le vin. Ces études m’auraient alors permis de mieux l’apprendre pour mieux l’appréhender… Ces millions de levures, de bactéries, de micro-organismes qui naissent, prolifèrent et meurent. Ces millions de combinaisons qui se font et se défont pour bâtir la matrice du vin que je produis.

J’aime à dire que le vin ressemble à notre société : il y a des « gentils » et des « méchants ». Si ce sont les gentils qui bâtissent mes vins, alors je suis certain du résultat et de la qualité de mes Crozes-Hermitage ou de mes Saint-Joseph. A l’inverse, si Dame Nature réveille les méchants, ce sont les problèmes qui commencent et des actions précises et rapides doivent être prises. La construction et la vie d’un vin passent par la présence et la vie de ces milliards de micro-organismes. La diminution importante des sulfites dans mes vinifications et mes élevages laisse plus de liberté à ces cellules de vivre et de construire mes vins. A l’inverse, j’augmente considérablement les risques d’être un jour confronté aux « méchants » et de connaître diverses déviations et dégradations possibles. Néanmoins, une bonne hygiène (je parle de l’hygiène de mes vins !), couplée à une surveillance scrupuleuse me permettent de minimiser ces risques. Et au final, cela rend mon métier de vigneron encore plus merveilleux. Et puis tant pis pour mon niveau d’ingénieur que je n’aurai jamais… Je suis et resterai un Vigneron Heureux quand même !

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